Créés à partir de 1895 par le banquier Albert Kahn, les jardins de Boulogne-Billancourt juxtaposent sur quatre hectares des scènes empruntées à plusieurs pays : un jardin japonais et son pont de bois, un verger-roseraie à la française, une forêt bleue d’épicéas, et les serres du jardin d’hiver.
La mise en lumière suit ce découpage plutôt que de l’unifier. Le jardin japonais est pris dans un bleu profond qui monte jusqu’aux frondaisons, la végétation basse virant au vert au ras du sol ; le pont et les berges de galets basculent dans un rouge saturé, la bambouseraie restant verte juste à côté. Les serres, elles, sont éclairées de l’intérieur : la verrière devient une lanterne posée au bout du verger. D’une scène à l’autre, on change de couleur comme on change de pays.
Boulogne-Billancourt
noctabene ·