Face aux Arènes, le Musée de la Romanité occupe le centre historique de la cité romaine. Le site marquait autrefois la limite entre la ville du moyen âge et la ville moderne, et les vestiges du rempart urbain le traversent. Sur eux se superposent vingt siècles de patrimoine et de strates urbaines, sous une architecture contemporaine drapée de verre sérigraphié. Deux langages, deux époques que deux mille ans séparent, et qui pourtant résument Nîmes.
Sur la façade, la lumière accentue les volumes par touches, comme des coups de pinceau, pour renforcer l’effet drapé des quatre faces du bâtiment. Dans les jardins, un éclairage horizontal et bas ouvre la perspective et laisse apprécier la mise en scène des plantations comme la vue panoramique depuis le toit terrasse. Les températures de couleur changent selon les strates du jardin archéologique. La nuit tombée, des lumières insaisissables composent une forêt de clair de lune, ludique et onirique.
À l’intérieur, la passerelle est révélée par sa partie horizontale, qui marque la perspective de la rue intérieure. À l’accueil, une lumière uniforme et fonctionnelle accompagne une accentuation sur la banque et un traitement graphique de l’escalier. Entre le jardin et le musée, le passage couvert est traité comme un couloir végétal, où la lumière joue sur les tonalités froides des essences.
La mission couvre aussi l’éclairage fonctionnel et architectural des espaces publics intérieurs, et l’étude de l’éclairage muséographique jusqu’à l’avant-projet.
Nîmes
Catherine da Silva, Agence Stéphanie Daniel
L’Écho (économie), André Verdier (structure), Louis Choulet, RFR, Gamba Acoustique, Celsius Environnement
© Wade Zimmerman, © Serge Urvoy