La forteresse royale de Chinon n’est pas un château mais trois, alignés sur un éperon au-dessus de la Vienne : le fort Saint-Georges à l’est, le château du Milieu, le fort du Coudray à l’ouest. Henri II Plantagenêt y est mort en 1189 ; c’est là que Jeanne d’Arc vint reconnaître Charles VII en 1429. L’ensemble appartient aujourd’hui au Département d’Indre-et-Loire.
Cette mise en lumière met en valeur l’enceinte, les courtines ainsi que les tours surplombant la Vienne et la ville basse. Le projet se compose à l’échelle du paysage : la ligne des remparts, le coteau et les façades du quai sont hiérarchisés pour être lus d’un seul tenant depuis l’autre rive.
La largeur de la rivière abolit les détails à cette distance. Ce qui se voit, c’est une ligne, sa longueur, et ce qui la soutient. Les courtines reçoivent donc un éclairage continu qui tient les cinq cents mètres de front sans interruption, les tours sont marquées un cran au-dessus pour scander le parcours, et le coteau est laissé dans la pénombre afin que la forteresse paraisse portée par la roche plutôt que posée dessus. Les façades du quai, plus chaudes et plus basses, composent le premier plan et dictent l’échelle.
Réalisé pour le Conseil départemental d’Indre-et-Loire et le SIEIL 37.
En Indre-et-Loire également : le château d’Azay-le-Rideau.