Élevé entre 1518 et 1527 pour Gilles Berthelot, trésorier de François Ier, le château d’Azay-le-Rideau est posé sur une île de l’Indre. C’est l’un des premiers châteaux français où l’ornement italien passe du décor à la structure : l’escalier droit à volées superposées, ouvert par des loggias sur la cour, y remplace la vis médiévale. Confisqué par le roi avant même son achèvement, l’édifice appartient à l’État depuis 1905.
L’installation éclaire le château Renaissance et met en scène son reflet dans l’Indre. Les façades sont éclairées en valeurs douces, tourelles et lucarnes détachées par petites touches, pour que le miroir d’eau reste le second sujet du tableau.
L’eau commande ici tout le projet. Elle double la façade, donc double aussi la moindre erreur de niveau : une valeur trop forte se serait retrouvée deux fois dans l’image, et le reflet aurait cessé d’être un reflet pour devenir une seconde façade. Les valeurs sont donc tenues bas, avec un écart resserré entre les pleins et les creux ; les toitures d’ardoise, qui ne renvoient presque rien, referment la composition par le haut. Les abords restent volontairement sombres, de sorte que le château et son double s’imposent seuls face au parc.
En Indre-et-Loire également : la forteresse royale de Chinon.